lundi 13 juin 2011

L'âme de Jules Supervielle... qui brûle en silence



L ' â m e 





Puisqu'elle tient parfois dans le bruit de la mer
Ou passe librement par le trou d'une aiguille
Aussi bien qu'elle couvre une haute montagne
Avec son tissu clair,


Puisqu'elle chante ainsi que le garçon, la fille,
Et qu'elle brille au loin aussi bien que tout près,
Tantôt bougie ou bien étoile qui grésille
Toujours sans faire exprès,


Puisqu'elle va de vous à moi, sans être vue,
Et fait en l'air son nid comme sur une plante,
Cherchons-la, sans bouger, dans cette nuit tremblante
Puisque le moindre bruit, tant qu'il dure, la tue.


(Les amis inconnus)



1 commentaire:

Anonyme a dit…

Trés Gentile Sabine,
je suis un doctorat italien en train de commencer un étude sur Supervielle. J'ai besoin d'acheter vos livres et de quelque conseil. Pardonnez-moi puor ecrire dans le blog mais c'est le seul adresse trouvé. J'espère que vous m'écriviez à gipp1@virgilio.it